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Est-il permis de souhaiter une Bonne Année ou Joyeux Noel aux mécréants ?

 
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Mont du desert
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MessagePosté le: Lun 15 Déc - 06:44 (2014)    Sujet du message: Est-il permis de souhaiter une Bonne Année ou Joyeux Noel aux mécréants ? Répondre en citant

Est-il permis de souhaiter une Bonne Année ou Joyeux Noel aux mécréants ?
La règle est qu'il faut avoir le meilleur comportement avec notre voisinage et être bon ambassadeur de l'islam et ses valeurs:
L'être humain est social par sa nature, le musulman doit s'intégrer convenablement mais sereinement à son milieu(vivre la modernité tout en respectant l'authenticité et les principes de base de la religion, sans faire de concession malheureuse) .
Le musulman doit communiquer sa religion par l'excellence de son comportement. Ainsi, sa relation avec les non musulmans doit être en parfaite conformité avec le Coran et la tradition du Prophète :
Allah qu'Il soit exalté dit : « Dieu ne vous empêche pas, à l'égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de faire part de bonté et de justice à leur égard(prendre soin d'eux et bien se comporter avec eux) »(Sourate 60 verset 8)
Dans la Sunna du Prophète plusieurs « hadîth » incitent le musulman à prendre soin de son comportement :
Le messager d'Allah dit : « J'ai été envoyé pour parfaire l'excellence du comportement », les paroles prophétiques à ce sujet sont nombreuses pour n'en citer que celle-ci :
Abu Dharr Jundub ibn Junâda et Abu 'abdar-Rahman Mu'ad ibn Jabal rapportent que l'Envoyé d'Allah a dit : « Où que tu soit crains Dieu, fais suivre une mauvaise action d'une bonne , elle l'effacera, et use d'un bon comportement envers les gens ! » les gens ici englobent l'humanité entière !
Quelques savants ont dit:
Si le musulman craint pour lui ou pour ses intérêts, il peut éventuellement les féliciter et montrer sa joie dans l'apparence mais son coeur doit désapprouver ce qu'ils font de mal ou d'interdits « par rapport à notre religion ».
D'autres comme Ibn Taymiyya sont encore plus sévères.
Mais nous pensons que :le bon comportement surtout avec des proches et des voisins non musulmans consistent entre autre à les saluer à les visiter à les féliciter pour leurs fêtes sans pour autant approuver ou soutenir leur religion ou leurs rites...C'est le sens du verset et des Hadîths cités...
Enfin, en Islam, c'est toujours l'intention derrière l'acte qui compte pour Allah.
Ceci dit, on ne peut bien évidemment pas se permettre de partager avec eux ce qui nous est interdit comme le vin, l'alcool, le porc ou encore la débauche...
*Accepter leur cadeaux et leur donner des cadeaux
Cela fait partie du bon comportement et de la courtoisie que chaque musulman doit avoir avec autrui sans distinction de religion.
Dans le Sahih Albûkhâri, il a été rapporté que le Prophète acceptait les cadeaux et recomposait en retour celui qui lui avait donné les présents. Il a accepté le cadeau du roi de « Ilih » (en Syrie) qui était une mule blanche el lui avait donné en retour sa Burdaa(son manteau)(Rapporté par Albukhâri et Muslim ; 'omdate alqârî 13/127). Le Muqawqas (le roi des Qobt d'Egypte à l'époque) lui avait offert sa servante Maria...
Le Prophète avait accepté aussi les cadeaux de juifs ...
On cite aussi utilement ce récit: la mère de Asma, la fille de Aboubakr, est venue à Médine rendre visite à sa fille et lui apporter des cadeaux. Asma n’a pas voulu l’introduire chez elle ni accepter ses cadeaux car sa mère était encore païenne. C’est alors que ce verset fut révélé au Prophète :
« Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de faire part de bonté et de justice à leur égard(prendre soin d’eux et bien se comporter avec eux) … » [Coran, 60, verset 8 ]
Asma accepta alors de la recevoir , accepta ses cadeaux et pris soin d’elle….
NB: Si ces cadeaux sont haram (en eux même) pour nous, comme du vin ou du porc, là non on ne peut pas les accepter ni les prendre.
Le Prophète Mouhammad (paix et salut sur lui) avait lui-même pour habitude de rendre visite aux malades, et ce, qu'il s'agisse d'une personne musulmane ou non musulmane. En témoignent le présent Hadith de Sa'd Ibn Abi Waqqâs (que Dieu l'agrée), mais aussi le récit authentique rapporté par l'Imâm Boukhâri dans lequel il est indiqué qu'il (sallallâhou alayhi wa sallam) se rendit auprès un jeune juif -qui avait l'habitude de lui rendre service- lorsque ce dernier tomba malade: En arrivant devant lui, il (sallallâhou alayhi wa sallam) s'approcha et l'invita à devenir musulman, ce qu'il fit après avoir eu l'approbation de son père (juif). Le jeune garçon mourut ainsi avec la foi musulmane.
Comme le dit le proverbe : « L’homme est prisonnier de la bonté ou de l'excellence (al ihsan). »
Alors comment doit se comporter le musulman envers des non musulmans qui n'éprouvent aucune haine à son égard ?
Le Coran a établi une constitution qui dresse les relations des musulmans avec les non musulmans. Deux versets coraniques révélés au sujet des associateurs polythéistes traitent de ce sujet. Dieu dit :
« Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables. Dieu vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » Coran 60/8-9
Ces deux versets font clairement la distinction entre ceux qui sont pacifiques et ceux qui veulent la guerre.
Pour la première catégorie des non musulmans (les pacifiques), le verset a recommandé la bienséance et l'équité. L'équité (al qist), qui signifie la justice et la bienséance (al bir), regroupe tous les sens du bien comme l'excellence et les bienfaits, ce qui est une notion qui va au delà de la justice. En effet si la justice consiste à acquérir ses droits, la bienséance consiste elle à en laisser passer certains dans un souci de bonté.
Pour être juste envers une personne, il faut lui donner ses droits, tous ses droits sans rien en diminuer. La bienséance consiste à lui donner plus que ses droits, même au dépens de soi : c’est l’excellence.
En ce qui concerne la seconde catégorie de non musulmans que le deuxième verset interdit de prendre pour alliés, il s'agit de ceux qui éprouvent de la haine envers les musulmans, les combattent et les expulsent de leurs pays en raison de la croyance du Musulman en un seul Dieu, unique.
C'est exactement ce qu'ont fait les qorayshites et les polythéistes de la Mecque envers le Prophète (PSL) et ses compagnons...
Le Coran choisit le mot « al bir » (bienséance) pour parler des relations avec les non musulmans pacifiques quand Il dit : « Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants. » Notons que ce mot est utilisé pour qualifier le plus grand des droits après celui de Dieu : la bienséance envers les parents.
Les deux shaykh (Bukhari et Muslim) ont rapporté selon Asma, la fille de Abou Bakr qu'elle vint vers le Prophète (PSL) et lui dit : « O envoyé de Dieu, ma mère associatrice est venue me voir et elle entend garder ses liens de famille avec moi. Est-ce que je peux la revoir ? » Et le Prophète lui dit : soit bonne envers ta mère. » (1)
Il lui dit ceci alors que la mère d’Asma était polythéiste, alors qu’on sait que la position, vis à vis des "gens du Livre" (rappel : les juifs et les chrétiens) est beaucoup plus souple qu’avec les polythéistes et les impies…
Le Coran autorise même le musulman à manger de la nourriture des gens du Livre et d’avoir des alliances avec eux. Ainsi, il peut manger de leur viande à condition que celle ci soit égorgée, et il peut se marier avec une des leurs comme le précise le verset :
« Toute nourriture bonne et pure vous est désormais permise. La nourriture de ceux qui ont reçu les Écritures est aussi licite pour vous, de même que la vôtre l’est pour eux. Pour ce qui est du mariage, il vous est permis de vous marier aussi bien avec d’honnêtes musulmanes qu’avec d’honnêtes femmes appartenant à ceux qui ont reçu les Écritures avant vous. » Coran 5/5
La condition et les effets bénéfiques de ce mariage doivent être l'affection et la tendresse entre les deux époux.
Dieu dit dans le Coran: « Et c’en est un autre que d’avoir créé de vous et pour vous des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles votre quiétude, et d’avoir suscité entre vous et elles affection et tendresse. »
Comment en serait-il autrement envers la femme de sa vie et la mère de ses enfants? Dieu dit : « Il vous est permis, la nuit qui suit une journée de jeûne, d’avoir des rapports avec vos épouses qui sont un vêtement pour vous autant que vous l’êtes pour elles. » Coran 2/187
Parmi les conditions et les effets bénéfiques de ce mariage, on trouve l’alliance entre les deux familles. C’est l’un des deux liens naturel et fondamental auquel le Coran fait référence dans le verset: « C’est Lui qui, de l’eau, a créé les êtres humains qu’Il a unis par la parenté et l’alliance. Ton Seigneur est Omnipotent. » Coran 25/54
Et parmi les conditions à ce mariage, on trouve également celles liées à la maternité, la présence de cette mère et les droits indiscutables que l’islam lui a accordé envers son enfant.
Est-il convenable et équitable de ne pas féliciter sa propre mère en ces grandes occasions de fête ? Qu’en est il de sa position envers ses proches du côté de sa mère comme le grand père, la grand mère, la tante, l’oncle ou les cousins maternels?
L’islam accorde des droits qui découlent de ces liens de parenté. Dieu dit : « Cependant, ceux que des liens du sang unissent sont encore plus proches les uns des autres, comme Dieu l’a prescrit. » Coran 8/76
« En vérité, Dieu ordonne l’équité, la charité et la libéralité envers les proches, et Il interdit la turpitude, les actes répréhensibles et la tyrannie. Dieu vous exhorte ainsi pour vous amener à réfléchir. » Coran 16/90
Si les droits de la mère et ceux des proches obligent le musulman ou la musulmane à prendre soin d’eux, en témoignage de sa bonne moralité, de son grand cœur et de son dévouement pour sa famille, alors ses autres devoirs l’obligent à se comporter envers les autres, de façon convenable. Le Prophète (PSL) a fait cette recommandation à Abû Dhar : " Crains Dieu ou que tu soit, fait suivre la mauvaise action par une bonne action, tu l’effaceras et soit bon envers les gens.» (2). Il dit clairement « soit bon envers les gens » et non « soit bon envers les musulmans ».
Le Prophète (PSL) a également recommandé la tendresse et la douceur dans les rapports avec les non musulmans comme il nous mis en garde contre la violence et la rudesse.
Quand un groupe de juifs sont venus voir le Prophète (PSL), ils tournèrent leur langue et dirent : « ‘as-sâmu ‘alayka » ce qui signifie : « que la mort vous atteigne » Les ayant entendu, ‘Aïsha (l’épouse du Prophète) dit : « Que la mort et la malédiction de Dieu vous atteigne vous-même, ennemis de Dieu. » Et quand le Prophète (PSL) l’a blâmée pour son geste, elle lui dit : « Tu n’as pas entendu ce qu’ils ont dit, O envoyé de Dieu ? » Il dit : « j’ai entendu et j’ai répondu : et sur vous » (ce qui signifie : la mort vous atteindra comme elle peut m’atteindre). Ensuite Il lui dit : « Ô ‘Aïsha, Dieu aime la tendresse et la douceur dans toute chose. » (3)
La permission de féliciter les non musulmans durant leurs fêtes est d’autant plus confirmée que – comme le précise la question : le musulman peut-il adresser des messages de vœux aux non musulmans à l'occasion de leurs fêtes religieuses ?– ils le font avec les musulmans à l’occasion des fêtes musulmanes. Et comme il nous a été demandé de récompenser une bonne action par une bonne action, de rendre le salut d’une façon plus courtoise ou, au minimum, rendre le salut…
Dieu dit : « Lorsqu’on vous adresse un salut, rendez-le de façon plus courtoise ou tout au moins rendez-le ! Dieu vous demandera compte de tout. » Coran 4/86
Le musulman ne peut pas être moins généreux que les autres. Sa moralité ou son éthique ne doit pas être moindre. Au contraire, elle doit être meilleures que les autres comme le souligne le hadith : « Le croyant qui a parachevé sa foi est celui qui a un noble caractère » (4).
Le Prophète (PSL) a dit également : « J’ai été envoyé pour parachever les nobles caractères » (5)
Ceci est nécessaire si on veut interpeller les non musulmans, les rapprocher de l’islam, et faire en sorte qu’ils nous aiment.
C’est pourquoi, puisque tout ceci fait partie des obligations du musulman, on ne peut pas le faire en s’isolant mais en établissant avec les non musulmans de bons rapports.
Le Prophète (PSL) avait un noble caractère. Il était facile, bon et serviable avec les qorayshites durant la période Mecquoise alors qu’ils l’agressaient et s’acharnaient à lui faire du mal ainsi qu’à ses compagnons. Ils lui faisaient tellement confiance qu’ils déposaient chez lui les biens et les richesses dont ils craignaient la perte. Et quand le Prophète décida de quitter la Mecque pour aller à Médine, il chargea Ali (son cousin et son gendre) de rendre ces dépôts à leurs propriétaires non musulmans.
Il n y a donc aucun problème à ce que le musulman ou le centre islamique adresse des félicitations aux non musulmans à l’occasion de leurs fêtes. Cependant, ces félicitations qu’elles soient verbales ou écrites ne doivent pas comporter d’emblèmes ou d’expressions qui s’opposent aux préceptes de l’islam comme « la croix » par exemple car l’islam nient totalement l’idée de la crucifixion comme le précise le Coran : « Ils dirent : "Nous avons tué Jésus Christ, le Fils de Marie, le Messager de Dieu." Mais, ils ne l'ont point Tué ni crucifié. » Coran 3/156
De plus, les paroles et les expressions habituelles utilisées pour adresser des félicitations à des non musulmans à l’occasion de ces évènements ne peuvent pas constituer pour le Musulman une forme de soutien à leur religion, ni même une satisfaction ou un consentement à leurs convictions. Elles doivent être simplement l‘expression de paroles de courtoisie auxquelles nous sommes coutumiers.
Il n'y a également aucun interdit à accepter les cadeaux des non musulmans et de les récompenser pour ces gestes. En effet, le Prophète (PSL) a accepté les cadeaux que lui avait offerts des non musulmans, comme al Muqawqs, le chef des coptes d‘Égypte (6) et d’autres, à conditions toutefois que ces cadeaux ne font pas partis des interdits en islam comme les boissons alcoolisées ou la viande de porc.
Enfin, il ne faut pas oublier de rappeler que certains jurisconsultes musulmans comme ibn Taymiyya ou son élève ibn al Qayyim ont des avis très durs concernant la célébration et la participation aux fêtes religieuses des polythéistes et des gens du Livre.
Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que le musulman puisse adresser des félicitations à des non musulmans qui sont des proches, des voisins, des amis ou toute personne avec laquelle il entretient une relation sociale basée sur la bonne entente et la courtoisie.
Et, en ce qui concerne les fêtes nationales et sociales comme la fête de l’indépendance, de l’union, de l’enfance, la fête des mères… Il n y a aucune gêne à ce que le musulman adresse des félicitations et participe à la célébration de ces fêtes en sa qualité de citoyen ou de résident dans ces pays à condition qu’il évite les interdits qui peuvent être d’usage dans ces fêtes (7).
Notes :
(1) rapporté par Bukhârî (n°2477, 3012, 5633, 5634) et Muslim (n°1003)
(2) rapporté par Ahmad (5/153, 177), Tirmidhî (1987), Dârimî (n°2688) et Al-Hâkam (n°178) d’après les propos de Abu Dhar. Il a été authentifié par Al-Hâkam et Tirmidhî le considère bon – authentique.
(3) (1) rapporté par Bukhâri (n°2777 et dans d’autres endroits) et Muslim (n°2165) d’après les propos de’Aicha.
(4) Hadith authentique rapporté par Ahmad (n° 7402, 10106, 10817), Abu Dâwud (n° 4682), Tirmidhî (n° 1162) et Dârimî (n°2689) d’après les propos de Abu Hurayra. Tirmidhî considère ce hadith « bon – authentique ».
(5) Hadith authentique rapporté par Ahmad (n° 8952), Bukhârï (n°273) et Al-Barâz (n°2470) avec une bonne chaine de transmission. Ibn ‘Abd Al Bar (24/333) a authentifié ce hadith dans « At-Tamhid ».
(6) Ces récits sont nombreux et authentiques. Rapporté par Tahawi (6/399, 11/128) dans « charh muchkil al âthar »
ما حكم تهنئة المسلم غير المسلمين بأعيادهم ؟ خاصة إذا كانوا يهنؤننا بأعيادنا ويحسنون معاملتنا ولا يسيؤن إلينا؟
بسم الله ، والحمد لله ، والصلاة والسلام على رسول الله، وبعد:
لا بأس في تهنئة غير المسلمين بأعيادهم لمن كان بينه وبينهم صلة قرابة أو جوار أو زمالة، أو غير ذلك من العلاقات الاجتماعية، التي تقتضي حسن الصلة، ولطف المعاشرة التي يقرها العرف السليم.
ولكن احتفال المسلمين بأعياد المشركين وأهل الكتاب الدينية، كـ(الكريسماس) كما يحتفلون بعيد الفطر، وعيد الأضحى لا يجوز، فنحن لنا أعيادنا، وهم لهم أعيادهم .
أما الأعياد الوطنية والاجتماعية، مثل عيد الاستقلال، أو الوحدة، أو الطفولة والأمومة ونحو ذلك ، فلا مانع أن يهنئهم المسلم بها، بل يشارك فيها، باعتباره مواطناً أو مقيماً في بلادهم بشرط تجنب المحرمات التي تقع في تلك المناسبات.
جاء في فتاوى المجلس الأوربي للبحوث والإفتاء :
مما لا شك أن القضية قضية مهمة وحساسة خاصة للمسلمين المقيمين في بلاد الغرب، وقد ورد إلى المجلس أسئلة كثيرة من الإخوة والأخوات، الذين يعيشون في تلك الديار، ويعايشون أهلها من غير المسلمين، وتنعقد بينهم وبين كثير منهم روابط تفرضها الحياة، مثل الجوار في المنزل، والرفقة في العمل، والزمالة في الدراسة، وقد يشعر المسلم بفضل غير المسلم عليه في ظروف معينة، مثل المشرف الذي يساعد الطالب المسلم بإخلاص، والطبيب الذي يعالج المريض المسلم بإخلاص، وغيرهما. وكما قيل: إن الإنسان أسير الإحسان، وقال الشاعر:
أحسن إلى الناس تستعبد قلوبهم ... فطالما استعبد الإنسانَ إحسانُ!
ما موقف المسلم من هؤلاء (غير المسلمين) المسالمين لهم، الذين لا يعادون المسلمين، ولا يقاتلونهم في دينهم، ولم يخرجوهم من ديارهم أو يظاهروا على إخراجهم؟
إن القرآن الكريم قد وضع دستور العلاقة بين المسلمين وغيرهم في آيتين من كتاب الله تعالى في سورة الممتحنة، وقد نزلت في شأن المشركين الوثنيين، فقال تعالى: (( لا ينهاكم الله عن الذين لم يقاتلوكم في الدين ولم يخرجوكم من دياركم أن تبروهم وتقسطوا إليهم إن الله يحب المقسطين. إنما ينهاكم الله عن الذين قاتلوكم في الدين وأخرجوكم من دياركم، وظاهروا على إخراجكم، أن تولوهم، ومن يتولهم فأولئك هم الظالمون )) الممتحنة: 8-9.
ففرقت الآيتان بين المسالمين للمسلمين والمحاربين لهم:
فالأولون (المسالمون) شرعت الآية الكريمة برهم والإقساط إليهم، والقسط يعني: العدل، والبر يعني: الإحسان والفضل، وهو فوق العدل، فالعدل: أن تأخذ حقك، والبر: أن تتنازل عن بعض حقك. العدل أو القسط: أن تعطي الشخص حقه لا تنقص منه. والبر: أن تزيده على حقه فضلا وإحسانا.
وأما الآخرون الذين نهت الآية الأخرى عن موالاتهم، فهم الذين عادوا المسلمين وقاتلوهم، وأخرجوهم من أوطانهم بغير حق إلا أن يقولوا: ربنا الله، كما فعلت قريش ومشركو مكة بالرسول – صلى الله عليه وسلم - وأصحابه.
وقد اختار القرآن للتعامل مع المسالمين كلمة (البر) حين قال: (أن تبروهم) وهي الكلمة المستخدمة في أعظم حق على الإنسان بعد حق الله تعالى، وهو (بر الوالدين).
وقد روى الشيخان عن أسماء بنت أبي بكر – رضي الله عنها - أنها جاءت إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقالت: يا رسول الله، إن أمي قدمت علي وهي مشركة، وهي راغبة (أي في صلتها والإهداء إليها) أفأصلها؟ قال: "صلي أمك" ( متفق عليه).
هذا وهي مشركة، ومعلوم أن موقف الإسلام من أهل الكتاب أخف من موقفه من المشركين الوثنيين.
حتى إن القرآن أجاز مؤاكلتهم ومصاهرتهم، بمعنى: أن يأكل من ذبائحهم ويتزوج من نسائهم، كما قال تعالى في سورة المائدة: ((وطعام الذين أوتوا الكتاب حل لكم وطعامكم حل لهم، والمحصنات من المؤمنات والمحصنات من الذين أوتوا الكتاب من قبلكم)) المائدة:5.
ومن لوازم هذا الزواج وثمراته: وجود المودة بين الزوجين، كما قال تعالى: ((ومن آياته أن خلق لكم من أنفسكم أزواجا لتسكنوا إليها وجعل بينكم مودة ورحمة)) الروم: 21.
وكيف لا يود الرجل زوجته وربة بيته وشريكة عمره، وأم أولاده؟ وقد قال تعالى في بيان علاقة الأزواج بعضهم ببعض: ((هن لباس لكم وأنتم لباس لهن)) البقرة: 187.
ومن لوازم هذا الزواج وثمراته: المصاهرة بين الأسرتين، وهي إحدى الرابطتين الطبيعيتين الأساسيتين بين البشر، كما أشار القرآن بقوله: ((وهو الذي خلق من الماء بشرا، فجعله نسباً وصهراً)) الفرقان:54.
ومن لوازم ذلك: وجود الأمومة وما لها من حقوق مؤكدة على ولدها في الإسلام، فهل من البر والمصاحبة بالمعروف أن تمر مناسبة مثل هذا العيد الكبير عندها ولا يهنئها به؟ وما موقفه من أقاربه من جهة أمه، مثل الجد والجدة، والخال والخالة، وأولاد الأخوال والخالات، وهؤلاء لهم حقوق الأرحام وذوي القربى، وقد قال تعالى: (( وأولو الأرحام بعضهم أولى ببعض في كتاب الله )) الأنفال: 76، وقال تعالى: (( إن الله يأمر بالعدل والإحسان وإيتاء ذي القربى )) النحل:91.
فإذا كان حق الأمومة والقرابة يفرض على المسلم والمسلمة صلة الأم والأقارب بما يبين حسن خلق المسلم، ورحابة صدره، ووفاءه لأرحامه، فإن الحقوق الأخرى توجب على المسلم أن يظهر بمظهر الإنسان ذي الخلق الحسن، وقد أوصى الرسول الكريم أبا ذر بقوله: "اتق الله حيثما كنت، وأتبع السيئة الحسنة تمحها، وخالق الناس بخلق حسن" ( قال الترمذي : حسن صحيح) هكذا قال: "خالق الناس" ولم يقل: خالق المسلمين بخلق حسن.
كما حث النبي صلى الله عليه وسلم على (الرفق) في التعامل مع غير المسلمين، وحذر من (العنف) والخشونة في ذلك.
ولما دخل بعض اليهود على النبي صلى الله عليه وسلم، ولووا ألسنتهم بالتحية، وقالوا: (السام) عليك يا محمد، ومعنى (السام): الهلاك والموت، وسمعتهم عائشة، فقالت: وعليكم السام واللعنة يا أعداء الله، فلامها النبي صلى الله عليه وسلم على ذلك، فقالت: ألم تسمع ما قالوا يا رسول الله؟ فقال:" سمعت، وقلت: وعليكم"، (يعني: الموت يجري عليكم كما يجري علي) يا عائشة:" الله يحب الرفق في الأمر كله" (متفق عليه).
وتتأكد مشروعية تهنئة القوم بهذه المناسبة إذا كانوا –كما ذكر السائل- يبادرون بتهنئة المسلم بأعياده الإسلامية، فقد أمرنا أن نجازي الحسنة بالحسنة، وأن نرد التحية بأحسن منها، أو بمثلها على الأقل، كما قال تعالى: (( وإذا حييتم بتحية فحيوا بأحسن منها أو ردوها )) النساء:86.
ولا يحسن بالمسلم أن يكون أقل كرما، وأدنى حظا من حسن الخلق من غيره، والمفروض أن يكون المسلم هو الأوفر حظا، والأكمل خلقا، كما جاء في الحديث "أكمل المؤمنين إيمانا أحسنهم خلقا" (حديث صحيح ، حسنه الترمذي ) وكما قال عليه الصلاة والسلام: "إنما بعثت لأتمم مكارم الأخلاق" ( حديث صحيح ).
ويتأكد هذا إذا أردنا أن ندعوهم إلى الإسلام ونقربهم إليه، ونحبب إليهم المسلمين، وهذا واجب علينا فهذا لا يتأتى بالتجافي بيننا وبينهم بل بحسن التواصل.
وقد كان النبي - صلى الله عليه وسلم - حسن الخلق، كريم العشرة، مع المشركين من قريش، طوال العهد المكي، مع إيذائهم له، وتكالبهم عليه، وعلى أصحابه. حتى إنهم –لثقتهم به عليه الصلاة والسلام- كانوا يودعون عنده ودائعهم التي يخافون عليها، حتى إنه صلى الله عليه وسلم حين هاجر إلى المدينة، ترك عليا رضي الله عنه، وأمره برد الودائع إلى أصحابها.
فلا مانع إذن أن يهنئهم الفرد المسلم، أو المركز الإسلامي بهذه المناسبة، مشافهة أو بالبطاقات التي لا تشتمل على شعار أو عبارات دينية تتعارض مع مبادئ الإسلام مثل ( الصليب ) فإن الإسلام ينفي فكرة الصليب ذاتها ((وما قتلوه وما صلبوه ولكن شبه لهم)) النساء : 156.
والكلمات المعتادة للتهنئة في مثل هذه المناسبات لا تشتمل على أي إقرار لهم على دينهم، أو رضا بذلك، إنما هي كلمات مجاملة تعارفها الناس.
ولا مانع من قبول الهدايا منهم، ومكافأتهم عليها، فقد قبل النبي صلى الله عليه وسلم هدايا غير المسلمين مثل المقوقس عظيم القبط بمصر وغيره، بشرط ألا تكون هذه الهدايا مما يحرم على المسلم كالخمر ولحم الخنزير.
ولا ننسى أن نذكر هنا أن بعض الفقهاء مثل شيخ الإسلام ابن تيمية وتلميذه العلامة ابن القيم قد شددوا في مسألة أعياد المشركين وأهل الكتاب والمشاركة فيها، ونحن معهم في مقاومة احتفال المسلمين بأعياد المشركين وأهل الكتاب الدينية، كما نرى بعض المسلمين الغافلين يحتفلون بـ(الكريسماس) كما يحتفلون بعيد الفطر، وعيد الأضحى، وربما أكثر، وهذا ما لا يجوز، فنحن لنا أعيادنا، وهم لهم أعيادهم، ولكن لا نرى بأسا من تهنئة القوم بأعيادهم لمن كان بينه وبينهم صلة قرابة أو جوار أو زمالة، أو غير ذلك من العلاقات الاجتماعية، التي تقتضي حسن الصلة، ولطف المعاشرة التي يقرها العرف السليم.
أما الأعياد الوطنية والاجتماعية، مثل عيد الاستقلال، أو الوحدة، أو الطفولة والأمومة ونحو ذلك، فليس هناك أي حرج على المسلم أن يهنئ بها، بل يشارك فيها، باعتباره مواطناً أو مقيماً في هذه الديار على أن يجتنب المحرمات التي تقع في تلك المناسبات.( انتهى).
ملحوظة : خالف عضو المجلس الدكتور محمد فؤاد البرازي هذا القرار بقوله: "لا أوافق على تهنئتهم في أعيادهم الدينية، أو مهاداتهم فيها".
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