Islam Religion Humanité.  Index du Forum Islam Religion Humanité.
L'enregistrement ne prend que quelques secondes. Copier/coller de ce lien : http://forumalgerie.xooit.com/profile.php?mode=register ou cliquez sur S'enregistrer ci-dessous.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Djihad du sexe en Syrie: et si on nous avait raconté des histoires?

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Islam Religion Humanité. Index du Forum -> Bienvenue Islam Religion Humanité -> Administration. Reglement. -> -> -> > -> Le journal -> L'actualité Internationale
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Mont du desert
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 5 084
Localisation: france
Masculin
Point(s): 2 111
Moyenne de points: 0,42

MessagePosté le: Lun 30 Sep - 11:35 (2013)    Sujet du message: Djihad du sexe en Syrie: et si on nous avait raconté des histoires? Répondre en citant

Djihad du sexe en Syrie: et si on nous avait raconté des histoires?

mis à jour le 27/09/2013

Femmes en niqab / Reuters

Les récentes déclarations sur l'existence d'un djihad du sexe des Tunisiennes en Syrie sont sujettes à caution.

histoire a provoqué de nombreux titres dans la presse. Et il est assez aisé de comprendre pourquoi. En fin de semaine dernière, le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, annonce que des Tunisiennes se rendent en Syrie pour mener le «djihad du sexe». Là-bas, a-t-il expliqué, elles ont des relations sexuelles avec «20, 30 ou 200» rebelles de l’Armée libre syrienne.

Seulement, il y a un problème: rien ne prouve que cela est vrai. Le ministère de l’Intérieur tunisien n’a jusqu’ici fourni aucune autre information sur ce supposé phénomène, et les militants des droits de l’homme et les journalistes n’ont encore pu rencontrer aucune femme tunisienne qui soit allée en Syrie dans l’optique d'un «djihad du sexe».

- «Tout ce que j’ai entendu n’était que des allégations qui n’ont rien à voir avec un rapport sérieux sur la question, a fait savoir Amna Guellali, chercheur pour Human Rights Watch. Les éléments que j’ai sont très épars, clairsemés, et je pense qu’il en est de même pour les médias et les organisations des droits de l’Homme.»

Prétextes

Selon Amna Guellali, le contexte politique dans lequel cette déclaration a été faite pourrait permettre de comprendre ce qui a amené le ministre tunisien de l’Intérieur à porter ces accusations.

En effet, peu de temps avant, les autorités tunisiennes avaient annoncé que, désormais, les femmes devront avoir une autorisation de leur mari ou de leur père pour pouvoir voyager à l’étranger, notamment dans certains pays du Proche-Orient. Alors pour tenter de calmer la vague de critiques qui a suivi, Lotfi Ben Jeddou a tenté de faire croire que cette décision avait été prise, précisément pour protéger les Tunisiennes, dont certaines sont embarquées dans un «djihad du sexe» en Syrie. Et comme la lutte contre les salafistes est un cheval de bataille du ministre, l’on peut imaginer que cette annonce était aussi une façon de discréditer les rebelles syriens.

L’idée d’un «djihad du sexe» des Tunisiennes en Syrie a souvent été évoquée dans les médias ces derniers mois. Mais c’est la première fois qu’elle reçoit un cachet officiel. Comme l’explique la journaliste Sana Saeed, les premières mentions de ce supposé phénomène ont été faites sur la chaîne libanaise al Jadeed et dans le quotidien panarabe al Hayat, qui citent une fatwa du célèbre imam saoudien Mohamed al-Arefe justifant cette pratique. Seulement plus tard, l’imam al-Arefe avait nié avoir lancé cette fatwa, en déclarant qu’«aucune personne saine d’esprit» ne pourrait cautionner une telle chose.

Mises en scène

En réalité, ce sont les médias pro-Assad qui ont fait circuler cette idée d’un «djihad du sexe» comme une manière d’anéantir les adversaires du régime baassiste. A tel point que la télévision d’Etat syrienne a même diffusé une interview d’une jeune fille de 16 ans, Rawan Kaddah, qui confirmait l’existence de telles pratiques. Une opération aussitôt dénoncée par les opposants à Bachar al-Assad comme une honteuse mise en scène.

De toute évidence, les femmes qui se lancent dans le djihad du sexe ne vont pas en Syrie, mais dans les monts Chaambi, au nord-ouest de la Tunisie, théâtre de violents affrontements entre l’armée et les djihadistes. Plusieurs jeunes filles arrêtées là-bas auraient été impliquées dans cette pratique.

Amna Guellali de Human Rights Watch explique avoir rencontré la mère d’une Tunisienne de 18 ans ayant participé au djihad du sexe, après qu'elle a été approchée par l’organisation islamiste Ansar al-Charia. Mais le mystère demeure entier sur l’ampleur du phénomène —qui n’est en aucune façon lié à la Syrie.

- «C’est un peu inquiétant de faire ce genre de déclarations et de ne donner aucune suite, fait savoir Amna Guellali. Le gouvernement soutient que plusieurs de ces femmes seraient revenues enceintes. Mais aucun suivi n’est fait ni par le ministère de la Femme ni par le ministère de l’Intérieur. Et il ne donnera pas plus d’informations.»

David Kenner (Foreign Policy)
Traduit par Raoul Mbog

http://www.slateafrique.com/392180/tunisie-syrie-djihad-du-sexe-femmes-dout…

_________________
LEVOCARNIL 100mg/ml sol buv : Traitement médical pour 1 garçon de 5 ans et sa soeur Kenza de 8 ans a Skikda. Ce médicament n'est pas distribué en Algérie (2010)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger Skype
Publicité






MessagePosté le: Lun 30 Sep - 11:35 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Mont du desert
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 5 084
Localisation: france
Masculin
Point(s): 2 111
Moyenne de points: 0,42

MessagePosté le: Lun 30 Sep - 12:13 (2013)    Sujet du message: Fantasmes sur le « jihad du sexe » en Syrie Répondre en citant

Fantasmes sur le « jihad du sexe » en Syrie
Contre-courant Mis en ligne le 30/09/13 I Rédaction par la rédaction


Selon les intérêts des uns et des autres, ce type de manipulation réapparait régulièrement





Il y a quelques jours, la déclaration du ministre tunisien de l'Intérieur faisait grand bruit. Lotfi Ben Jeddou s'inquiétait, sans plus de précision, de ces Tunisiennes se rendant en Syrie pour pratiquer le « jihad du sexe ». La presse embrayait alors : « Des Tunisiennes rejoignent le pays pour assouvir les besoins sexuels des combattants islamistes. »

Indignation précoce ? Il semble aujourd'hui qu'il s'agisse surtout d'un fantasme. Pas vraiment étonnant, quand on voit la propension des médias occidentaux à s'indigner à peu de frais de l'obscurantisme islamiste, pour mieux ignorer le sexisme à leur porte (Voir : Haro sur le Cheikh saoudien, pas sur les manipulations bien de chez nous). Déjà, en janvier, une fausse rumeur sur une fatwa autorisant les combattants à contracter des « mariages temporaires » (autrement dit, violer) avec des Syriennes avait été allègrement diffusée (Voir : La fausse fatwa et les vrais viols de guerre).

« Le jihad du sexe n'a jamais existé », assure Ignace Leverrier qui, sur son blog « Un œil sur la Syrie », y voit surtout la patte du régime de Bachar El-Assad. Aucun témoignage crédible n'existe, ce que confirme Amna Guellali, chercheur pour Human Rights Watch, au magazine Foreign Policy (repris par Slate Afrique) : « Tout ce que j’ai entendu n’était que des allégations qui n’ont rien à voir avec un rapport sérieux sur la question ». Pour Foreign Policy, ce sont aussi « les médias pro-Assad qui ont fait circuler cette idée d’un «djihad du sexe» comme une manière d’anéantir les adversaires du régime baassiste. »

Et pourquoi le ministre tunisien se serait prêté à cette propagande ? Foreign Policy rappelle que « peu de temps avant » une polémique avait éclaté : « les autorités tunisiennes avaient annoncé que, désormais, les femmes devront avoir une autorisation de leur mari ou de leur père pour pouvoir voyager à l’étranger, notamment dans certains pays du Proche-Orient [il s'agissait en fait d'allégations jamais officiellement confirmées ndlr]. Alors pour tenter de calmer la vague de critiques qui a suivi, Lotfi Ben Jeddou a voulu faire croire que cette décision avait été prise, précisément pour protéger les Tunisiennes, dont certaines sont embarquées dans un 'djihad du sexe' en Syrie. Et comme la lutte contre les salafistes est un cheval de bataille du ministre, l’on peut imaginer que cette annonce était aussi une façon de discréditer les rebelles syriens.
Mais le magazine va plus loin : si 'jihad du sexe' il y a chez des Tunisiennes, ce n'est pas en Syrie, mais dans le pays même ; « dans les monts Chaambi, au nord-ouest de la Tunisie, théâtre de violents affrontements entre l’armée et les djihadistes. Plusieurs jeunes filles arrêtées là-bas auraient été impliquées dans cette pratique. »

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/contre-courant-articles-section/co…
_________________
LEVOCARNIL 100mg/ml sol buv : Traitement médical pour 1 garçon de 5 ans et sa soeur Kenza de 8 ans a Skikda. Ce médicament n'est pas distribué en Algérie (2010)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger Skype
Mont du desert
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 5 084
Localisation: france
Masculin
Point(s): 2 111
Moyenne de points: 0,42

MessagePosté le: Lun 30 Sep - 14:36 (2013)    Sujet du message: Vous allez être déçus : le « djihad du sexe » en Syrie n’a jamais existé ! Répondre en citant

29 septembre 2013

Vous allez être déçus : le « djihad du sexe » en Syrie n’a jamais existé !

Après avoir inventé le concept d'infiltrés, pour enlever aux Syriens avides de liberté leur appartenance à la communauté nationale, et après avoir qualifié les opposants ayant pris les armes pour assurer leur légitime défense de gangs armés, de terroristes et de takfiris, la propagande du régime syrien a inventé, à la fin de l'année 2012, un nouveau concept. Rendu public pour la première fois sur la chaîne de télévision libanaise Al-Jadid - totalement inféodée à Damas comme le montre la présence à la tête de son service politique de la journaliste Maria Maalouf -, et immédiatement repris par certains médias favorables au pouvoir en place à Damas, ce nouveau concept était destiné comme les autres à heurter et paralyser les opinions publiques occidentales.

Le cheikh al-Arifi et le texte de "son" twitt

Il permettait d'imputer des comportements choquants aux combattants dont l'armée, les moukhabarat et les chabbihas de l'Armée populaire syrienne ne parvenaient pas à avoir raison. Il autorisait en effet les djihadistes en manque de relations sexuelles du fait de l'éloignement de leurs familles, à conclure des "mariages temporaires", qui devaient être de courte durée de manière à permettre à tous d'assouvir leurs besoins. Les "épouses temporaires" devaient évidemment avoir plus de 14 ans, être veuves ou répudiées. Les femmes volontaires pour ce djihad d'un genre jusqu'ici inconnu dans l'islam pourraient revendiquer le titre de moudjahidât, et si elles décédaient pour une raison ou une autre, elles auraient, comme tous les combattants de la guerre sainte, immédiatement accès au Paradis.
Pour lui donner du crédit, cette idée était imputée à un cheikh saoudien ultra-conservateur, un certain Mohammed al-Arifi dont le nom n'avait pas été choisi par hasard. L'intéressé s'était fait remarquer par la promulgation d'avis juridiques montrant un rigorisme radical et un mépris certain pour les femmes. Le cheikh a immédiatement nié ce qu'il était censé avoir diffusé sur les réseaux sociaux... mais qui ne figurait nulle part sur sa page internet. Il a expliqué qu'un imposteur avait utilisé son compte twitter, où il comptait plus de 3 millions de followers, pour lui imputer ce qu'il n'avait jamais dit. La taille du twitt, composé de plus de 180 caractères, suffisait à démontrer qu'il s'agissait d'une forgerie. Il n'aurait pu d'ailleurs formuler un tel avis, qui prenait le contre-pied de deux conditions incontournables de la chari'a concernant le mariage : la présence d'un wali, un tuteur, lors de la de conclusion du contrat, puisque la femme en islam n'est pas invitée à donner directement son consentement, qui est formulé par l'un de ses proches ; et la 'idda, le délai de viduité de 3 à 4 mois qui permet de s'assurer que la femme répudiée n'est pas enceinte, de manière à ne pas avoir de doute sur l'identité du géniteur de son futur enfant et à permettre à ce dernier d'obtenir sa part d'héritage de son père.
L'affaire a continué malgré tout à faire grand bruit, au point de contraindre le cheikh à s'expliquer à la télévision, au mois d'avril 2013, sur ce qu'il n'avait jamais dit. Sa paternité de la fatwa n'est plus aujourd'hui mise en avant et la plupart des journaux arabes qui continuent d'évoquer cette question parlent désormais d'une "fatwa d'origine inconnue". La majorité d'entre eux n'arrivent pourtant pas à accepter le fait qu'elle n'a tout simplement jamais existé. A défaut d'avoir suscité des vocations de moudjahidât, elle aura au moins fait vendre beaucoup de papier…
Deux développements ont redonné depuis peu de l'actualité à cette affaire. L'un en provenance de Tunis. L'autre depuis la Syrie.
Initié par cet avis juridique désormais anonyme, un mouvement d'importation en Syrie de candidates tunisiennes à ce genre de djihad ne se serait jamais interrompu. En mars 2013, le quotidien saoudien Al Hayat rapportait que, répondant à cet appel de leur plein gré ou sous la pression de leurs proches, au moins 13 jeunes tunisiennes s'étaient rendues en Syrie pour y fournir des "services sexuels" aux djihadistes. Une vidéo contenant un témoignage mais ne présentant aucun début d'élément de preuve venait aussitôt confirmer la chose. Repris à satiété sur les réseaux sociaux, d'autres témoignages continuaient à accréditer cette histoire. Le 20 septembre, le ministre tunisien de l'Intérieur Loutfi Ben Jeddo affirmait devant les membres de l'Assemblée constituante que des Tunisiennes continuaient de se rendre en Syrie pour y pratiquer le "djihad al-nikah". Il ne fournissait aucun chiffre, mais son silence ouvrait la porte à toutes les supputations. Certains médias parlaient aussitôt de dizaines, d'autres de centaines de femmes parties dans ces conditions. Certains utilisaient ces chiffres au conditionnel. D'autres les retenaient sans hésitation, en recourant au présent de l'indicatif…
Le problème est qu'aucun témoignage crédible n'a jamais confirmé, ni avant, ni après, les propos du ministre. Il est vrai que des Tunisiens sont partis, certains disent par centaines, d'autres affirment par milliers, prêter main forte à leurs frères Syriens, en choisissant généralement de combattre dans les rangs d'unités islamistes, si ce n'est de djihadistes, les uns par convictions personnelle, les autres par souci d'efficacité. Mais ce n'est pas parce que leur présence en Syrie est devenue un problème intérieur et extérieur pour les autorités tunisiennes, que ces dernières doivent prêter leur concours à une propagande dont on sait désormais depuis des mois qu'elle ne repose sur rien. Puisqu'elles semblent trouver du plaisir à se livrer à cette publicité qui ne sert pas précisément leur pays, elles pourraient peut-être expliquer aussi pourquoi la Tunisie serait le seul et unique pays arabe du Maghreb et du Machreq frappé par cette épidémie ?
En Syrie même, le "djihad du mariage" a régulièrement fait l'objet de campagne de dénonciation sur les chaînes officielles. Elles ont produit elles aussi, pour illustrer ce phénomène, des témoignages, tantôt de "terroristes" capturés qui avouaient avoir contraint leurs femmes à se prostituer dans ces conditions, tantôt de femmes victimes de ce genre d'esclavage sexuel. Mais, en raison du manque de crédibilité de ces témoins et de la faiblesse de leurs témoignages, leurs récits n'ont pas convaincu grand monde, y compris dans les rangs des partisans du régime auxquels ils étaient en priorité destinés. Dans l'espoir de frapper un grand coup, les autorités syriennes ont alors préparé avec plus de soin l'apparition sur les écrans de la chaîne officielle Al-Ikhbariya, le 22 septembre, d'une jeune fille de 16 ans, qui répondait au nom de Rawan Qaddah. Elles espéraient que son témoignage, appris par cœur et débité à vive allure sans épargner aux auditeurs un seul détail scabreux, ferait définitivement pencher les sceptiques de leur côté. Encore une fois, elles ont obtenu un résultat contraire.
Dans les rangs des partisans du pouvoir, qui ne sont pas moins conservateurs qu'une majorité de ses opposants, beaucoup ont été choqués de voir une si jeune fille exposée aux regards pour faire état des agissements éminemment répréhensibles dont elle avait été victime, sans que les réalisateurs de l'émission ait pris la peine de dissimuler ou de flouter son visage. Ils ont également été offusqués des détails qu'elle a donnés concernant ce que son père l'avait contrainte de faire avec un djihadiste, puis avec plusieurs, avant d'abuser d'elle à son tour au nom du "djihad du mariage". Ils ont enfin été surpris de la voir apparaître sur leurs écrans en habits d'hiver, alors que la température, à Damas, oscille encore en cette saison entre 25 et 30°.
Les activistes n'ont eu aucun mal à démontrer que la jeune fille n'avait été que la vedette involontaire d'un show scabreux, dont l'objectif était destiné à dénigrer les révolutionnaires en général, à travers les moudjahidin accusés de s'adonner à des relations sexuelles contraintes avec des jeunes femmes et des jeunes filles parfois mineures. Ils ont établi que celle qui répondait effectivement au nom de Rawan Qaddah - un nom extrêmement connu dans son gouvernorat d'origine, d'où sont issus aussi bien Souleiman Qaddah, un ancien secrétaire général adjoint du Parti Baath, que l'homme d'affaire Mouwaffaq Qaddah, enrichi à Doubaï dans le commerce des pièces détachées pour voitures - et qu'elle était native du village de Nawa. Ils ont expliqué son apparition dans des habits d'hiver par le fait qu'elle avait été enlevée sur le chemin de son école, plusieurs mois plus tôt, par des éléments de la Sécurité militaire. Sa mise en avant était destinée à porter atteinte à la réputation de son père, chef respecté d'une katiba de l'Armée Syrienne Libre active dans la région, qui avait été accusé à tort d'appartenir au Jabhat al-Nusra et à al-Qaïda.
Ils n'ont pas eu davantage de difficulté à relever les nombreux détails qui confirmaient que la jeune fille récitait l'histoire qu'elle avait été contrainte de mémoriser, sans en modifier un seul mot : elle parlait du début à la fin d'une voix monocorde et mécanique ; elle n'affichait aucun sentiment de honte, de tristesse ou de colère, même en mentionnant les humiliations et les agissements les plus dégradants qui lui avaient été imposés ; elle ne cessait, durant tout le récit de sa mésaventure, de baisser les yeux comme pour s'assurer qu'elle ne s'écartait pas de son texte ; elle paraissait vouloir accabler son père, dont elle avait a plusieurs reprises souligné le rôle et elle avait mentionné son comportement infamant à son égard sans montrer la moindre gêne ; elle se contredisait - mais la faute en revenait au rédacteur du scénario à la télévision syrienne, auquel sa volonté de charger le père avait fait perdre sa lucidité - en indiquant que celui-ci se faisait payer pour les passes qu'il contraignait sa fille à subir…
Devant le scandale provoqué par ces affaires, l'Armée syrienne libre et la Coalition nationale syrienne ont réagi. Même le Jabhat al-Nusra y est allé de son communiqué. Tous ont affirmé que le "djihad al-nikah", qui était contraire aux législations divines et humaines n'avait jamais existé en Syrie et que les prétendues victimes, tunisiennes ou syriennes, dont les témoignages avaient été colportés par les médias du régime - y compris celui de la jeune Rawan Qaddah - n'avaient été que les comparses plus ou moins consentantes d'une machination contre eux qui les dépassaient. Dans un communiqué diffusé le 25 septembre,
la Coalition Nationale Syrienne demande avec force et vigueur que ne soient pas relayés les mensonges qui ont trait à ce que la propagande du régime d’al-Assad a appelé le "djihad sexuel".
Il va sans dire que si de telles pratiques existaient, la Coalition ne manquerait pas de condamner ces actes. Mais dans le cas présent, il ne s’agit pas de dénoncer une sur-médiatisation de phénomènes qui existent, mais qui, limités et marginaux, ne rendent pas compte des initiatives et des valeurs de l’écrasante majorité des activistes syriens. Il ne s’agit pas non plus de dénoncer une mise sous silence des crimes de masses planifiés du régime pour s’attarder sur quelques actes condamnés par l’opposition elle-même.
Non, il est ici question de condamner le mensonge sur un phénomène qui n’existe tout simplement pas.
Le "djihad sexuel" est une notion inexistante et sans aucun fondement. Des propos ont été faussement attribués à un savant mais il n’existe aucune preuve, et l’intéressé a nié avoir tenu de telles paroles. Il est du devoir de chacun de vérifier les sources d’une information avant de relayer ladite information. Il est du devoir de chacun de confronter chaque information aux informations sûres en provenance du terrain.
Le manquement à ces précautions de base n’est pas sans conséquences, comme nous le rappelle le cas de Rawan Qaddah. Dans sa volonté continue de donner de la consistance aux mensonges qu’il invente lui-même, le régime syrien a forcé une fillette de 16 ans à "confesser" qu’elle s’adonnait au "djihad sexuel" malgré elle et qu’elle fut violée par son propre père. Les confessions ont été filmées dans des conditions que l’on imagine aisément, et diffusées sur une des deux chaînes nationales.
Le crédit donné par certains médias à une propagande totalement mensongère et sans fondement a encouragé le régime syrien à continuer dans le mensonge qui est le sien, avec un mépris affiché pour la protection des enfants.
Comme souvent en Syrie, cette triste affaire a fourni aux activistes l'occasion de tourner en dérision la tête du régime. L'arroseur s'est retrouvé arrosé lorsque certains d'entre eux ont mis en ligne un "tour de rôle", précisant à quelle heure les "frères moudjahidin" Abou Omar, Abou Khaled et Abou Ali pourraient épancher leurs besoins sexuels avec les "sœurs moudjahidât" Aniseh, Asma et Bouchra, en allusion respectivement à la mère, à la femme et à la sœur de Bachar al-Assad !
On signalera pour finir que la prostitution, à laquelle s'apparenterait s'il existait le "djihad du mariage", était florissante à Damas bien avant le début de la révolution et que la ville comprenait, à sa périphérie, pour rendre la chose moins voyante et provocante pour une population socialement conservatrice, de nombreux "casinos" et "établissements de loisir". Leurs propriétaires ou leurs bénéficiaires étaient d'importantes personnalités civiles et militaires du régime, qui profitaient de leur position pour faire venir du Liban les "danseuses", "chanteuses" et autres "artistes"... dont ils avaient besoin pour faire marcher leur business. Récemment, le 12 septembre 2013, le ministre de l'économie du gouvernement d'Adel Safar, d'avril 2011 à juin 2012, Mohammed Nidal al-Chaar, a d'ailleurs provoqué un mini-scandale en dénonçant sur sa page Facebook la prostitution qui s'étalait aux coins de rues, bien avant le déclenchement de la révolution, et en rappelant que "le ministère de l'Intérieur avait révélé l'existence de plus de 55 000 appartements dédiés à la prostitution" en Syrie !
http://syrie.blog.lemonde.fr/2013/09/29/vous-allez-etre-decus-le-djihad-du-…
_________________
LEVOCARNIL 100mg/ml sol buv : Traitement médical pour 1 garçon de 5 ans et sa soeur Kenza de 8 ans a Skikda. Ce médicament n'est pas distribué en Algérie (2010)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger Skype
Mont du desert
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 5 084
Localisation: france
Masculin
Point(s): 2 111
Moyenne de points: 0,42

MessagePosté le: Mar 1 Oct - 08:14 (2013)    Sujet du message: Djihad du sexe en Syrie: et si on nous avait raconté des histoires? Répondre en citant

"A l’heure où on parle les preuves sont inexistantes… Personnellement je pense c’est une machination du régime syrien"

Anwar Malek est un Algérien qui a été observateur de la Ligue Arabe en Syrie.


Je peux vous assurer que j’ai pris contact avec plusieurs officiels, et contacts tunisiens, qui m’ont tous confirmé que cette affaire n’avait aucun fondement. À l’heure où on parle, les preuves sont inexistantes.

Et puis de l’aéroport de Carthage, tous les départs sont vers Damas, toujours entre les mains du régime de Bachar el-Assad. Alors expliquez-moi comment des filles djihadistes pourraient partir de Damas pour faire des aller-retour en zone rebelle ?

Personnellement, je pense c’est une machination du régime syrien. Certes il y a des Tunisiennes sur le territoire syrien, mais ces femmes y habitent souvent depuis des années. Parmi elles, il y a des prostituées, mais cela n’a rien à voir avec un quelconque "Djihad du sexe".




Anwar Malek



Billet écrit avec la collaboration de Wassim Nasr (@SimNasr), journaliste à France24.
_________________
LEVOCARNIL 100mg/ml sol buv : Traitement médical pour 1 garçon de 5 ans et sa soeur Kenza de 8 ans a Skikda. Ce médicament n'est pas distribué en Algérie (2010)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger Skype
Mont du desert
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 5 084
Localisation: france
Masculin
Point(s): 2 111
Moyenne de points: 0,42

MessagePosté le: Mar 1 Oct - 08:52 (2013)    Sujet du message: Le «Djihad sexuel» en Tunisie, une intox selon un ancien diplomate Répondre en citant

30 septembre 2013

Le «Djihad sexuel» en Tunisie, une intox selon un ancien diplomate


Capture écran / Youtube

«Le Djihad sexuel n’existe pas». C’est en tout cas ce qu’affirme le blog du Monde «Un œil sur la Syrie», qui revient sur les allégations prétendant que les forces rebelles djihadistes auraient eu recours à des jeunes filles pour «assouvir leurs besoins sexuels». Selon le blog, tenu par un ancien diplomate, ces pratiques seraient une pure émanation de la propagande du régime de Bachar al-Assad.
Le blogueur explique que cette rumeur, bien pratique pour le régime syrien, «permettait d’imputer des comportements choquants aux combattants dont l’armée, les moukhabarat et les chabbihas de l’Armée populaire syrienne ne parvenaient pas à avoir raison». A l’origine lancé par la chaîne de télévision libanaise Al-Jadid, «ce nouveau concept était destiné comme les autres à heurter et paralyser les opinions publiques occidentales» précise-t-il.
Un relais médiatique enclenché dans vérification
A chaque étape de la propagande, le processus est le même. Une «information» est produite, soit par le biais d’un média contrôlé par le régime, soit par la production d’un faux - comme le faux témoignage de cette jeune syrienne, enlevée par la Sécurité militaire, et appris par coeur pour jeter le discrédit sur son père, chef d'une faction de l'Armée Syrienne Libre - et est ensuite reprise par les médias occidentaux. Dans le meilleur des cas, le relais médiatique s’enclenche sans vérification mais en faisant état des doutes ; dans le pire, le conditionnel fait tout simplement défaut.
Le 17 septembre dernier, «l’affaire»du «djihad sexuel» semblait avoir pris de l’épaisseur à la suite desdéclarations du ministre de l’Intérieur tunisien, Lofti Ben Jeddou, qui avait déclaré que de nombreuses femmes tunisiennes (sans préciser combien) partaient sur le théâtre syrien pour cette raison. Aucune preuve n’avait été apportée par la suite.
Comme le remarque l'ancien diplomate Ignace Leverrier, reste malgré tout à comprendre pourquoi un ministre tunisien a pris l’initiative de compromettre l’image de son pays par des déclarations sans fondements.
http://www.newsring.fr/actualite/1007797-le-djihad-du-sexe-nexisterait-pas
_________________
LEVOCARNIL 100mg/ml sol buv : Traitement médical pour 1 garçon de 5 ans et sa soeur Kenza de 8 ans a Skikda. Ce médicament n'est pas distribué en Algérie (2010)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger Skype
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:48 (2017)    Sujet du message: Djihad du sexe en Syrie: et si on nous avait raconté des histoires?

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Islam Religion Humanité. Index du Forum -> Bienvenue Islam Religion Humanité -> Administration. Reglement. -> -> -> > -> Le journal -> L'actualité Internationale Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com powered by ArgenBLUE free template