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DSK : comment le patron du FMI cachait sa double vie

 
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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 08:00 (2012)    Sujet du message: DSK : comment le patron du FMI cachait sa double vie Répondre en citant

DSK : comment le patron du FMI cachait sa double vie


| 20.02.12 | 15h14   •  Mis à jour le 20.02.12 | 15h23


Dominique Strauss-Kahn et son épouse Anne Sinclair quittent leur résidence pour rejoindre le FMI, le 29 août 2011 à Washington. AFP/-

Washington Envoyée spéciale - Au 2613 Dumbarton Street, la maison n'a toujours pas trouvé preneur. C'est une belle demeure de brique rouge, au bout d'une petite impasse de Georgetown, l'un des quartiers chics prisés par les Européens, au coeur de Washington. Par-dessus la palissade, on aperçoit le jardin, une jolie terrasse et une piscine.

Anne Sinclair, après l'avoir achetée en 2007 pour quelque 4 millions de dollars et l'avoir redécorée de fond en comble, l'avait mise en vente 5,2 millions (4 millions d'euros) en septembre 2011. Elle a dû consentir depuis un rabais de 500 000 dollars pour convaincre des acheteurs qui ne se manifestent toujours pas.

Dans les réceptions données par les ambassades, c'est désormais la nouvelle patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui est fêtée. Le nom de Dominique Strauss-Kahn n'y est que rarement prononcé. Ceux qui l'ont côtoyé à Washington continuent pourtant d'en parler à mots couverts, et reconstituent à l'infini les pièces d'un puzzle dessinant la double personnalité de DSK.
"Le 25 janvier 2010, se souvient l'un des économistes du FMI, il devait être l'invité de la traditionnelle galette des rois qui réunit chaque année économistes et employés français du FMI et de la Banque mondiale", deux institutions qui se font face, au coeur de la capitale américaine. L'événement n'a pas d'importance autre que celle de réunir ces exilés volontaires. DSK y était cependant attendu comme une vedette. "Deux heures avant la petite fête, il a appelé pour annuler sa venue : "Je suis grippé", assurait-il. Ce n'est qu'ensuite, en lisant la presse française, que nous avons fait le rapprochement..."
IL PRÉFÈRE "SÉCHER" SES OBLIGATIONS MONDAINES FRANÇAISES POUR RETROUVER SES AMIS DU NORD
Ce jour-là ont débarqué à Washington le commissaire de police Jean-Christophe Lagarde, adjoint de la sécurité publique dans le département du Nord, Fabrice Paszkowski, un riche entrepreneur du Pas-de-Calais, et une jeune femme que ce dernier présente comme sa "collaboratrice", Jade, une prostituée des bars de Dominique Alderweireld, alias "Dodo la Saumure". Deux jours plus tard, Dominique Strauss-Kahn doit s'envoler pour la Suisse où se tient le Forum économique mondial de Davos. Avant ce rendez-vous sur fond de crise financière internationale, il préfère "sécher" Epiphanie et obligations mondaines françaises pour se rendre à l'Hôtel W, superbe établissement dont les canapés rouges et noirs attendent la petite troupe de Français, sous des lustres de cristal.
On l'observe, pourtant, depuis des mois. La plupart des journalistes français en poste dans la capitale américaine traquent les signes annonciateurs d'une éventuelle candidature à la présidentielle française. A l'été 2010, le communicant Ramzi Khiroun est venu passer plusieurs jours à Washington en compagnie du journaliste Claude Askolovitch, qui prépare, dit-il alors à ceux qui le rencontrent, le futur livre de campagne du candidat. Ses conseillers d'Euro RSCG multiplient les allers-retours entre Paris et Washington. En France, il est le net favori des sondages présidentiels. Qui pourrait imaginer qu'il prenne le risque d'une soirée libertine au coeur de l'Amérique puritaine ?
L'Hôtel W est à deux pas de la Maison Blanche. C'est un de ces lieux élégants et luxueux, nombreux à Washington, où se croisent hommes d'affaires, élus du Congrès, hauts fonctionnaires et riches voyageurs. Comment DSK n'a-t-il pas été reconnu lors de ses passages dans le hall de cet hôtel si fréquenté par ses pairs ? "Parce qu'il pouvait légitimement penser que son visage n'était pas connu, avance un diplomate. Un sénateur américain aurait eu une visibilité supérieure."


Dominique Strauss-Kahn lors d'une conférence de presse au siège du FMI le 29 octobre 2008, l'année de sa liaison avec son ancienne collaboratrice hongroise Piroska Nagy. REUTERS/LARRY DOWNING


Depuis 2008, surtout, Dominique Strauss-Kahn a pris le parti de la discrétion mondaine. Les premiers mois après son arrivée à Washington, on le croisait souvent dans les dîners et les cercles du Tout-Washington, accompagné d'Anne Sinclair. Mais le scandale provoqué, quelques mois après sa nomination à la tête du FMI, par sa liaison avec une économiste du Fonds, la Hongroise Piroska Nagy, a manqué lui coûter sa position de directeur général. Il n'a dû qu'à son remarquable entregent d'être lavé par la commission d'enquête interne des soupçons d'abus de pouvoir. Il a essuyé le blâme de l'institution pour sa "regrettable erreur de jugement". Il a dû aussi infliger à Anne Sinclair une séance d'excuses publiques, debout devant quelque huit cents membres du FMI, dans un "silence glacé", sorte de répétition des regrets qu'il exprimera trois ans plus tard sur TF1, après l'affaire du Sofitel.
Il a depuis juré à ses proches, à ses communicants, à ses amis politiques, qu'il serait prudent. Anne Sinclair l'accompagne plus souvent dans ses déplacements, à Panama, Singapour, Kiev, Yalta, Alger, Johannesburg. On la voit déjeuner avec lui à la cantine du FMI. Dans l'enceinte du Fonds, un garde du corps le suit systématiquement dans ses déplacements. Et c'est comme s'il évitait, désormais, les tentations à l'intérieur de l'institution.
UNE SURPRENANTE RÉSERVE
A l'extérieur, DSK montre une réserve surprenante. La crise mondiale, bien sûr, l'oblige à voyager cent cinquante jours par an. Au dîner d'ouverture du G20, à Pittsburgh, le 24 septembre 2009, c'est lui que l'on a placé aux côtés du président américain, Barack Obama. Pour le reste, il paraît s'être retiré de toute mondanité. Même Tony et Heather Podesta, deux célèbres organisateurs des soirées politiques les plus courues de la capitale américaine assurent aujourd'hui : "We didn't know DSK..."
Lors de la campagne menée pour la nomination de son mari au FMI, à l'été 2007, Anne Sinclair lui avait offert les services d'un cabinet américain de relations publiques, TD International, chargé d'assurer le lobbying du Français auprès des gouvernements étrangers. Mais depuis l'affaire Piroska Nagy, il évite les corvées sociales.
Un soir où, tout de même, ils n'ont pu éviter une réception, plusieurs invités aperçoivent un DSK lassé, seul dans son coin. "Il a fallu qu'Anne le pousse à aller vers les invités", se souvient l'une des convives. Le city magazine mensuel de la capitale, The Washingtonian, qui publie un long article consacré à la vie quotidienne du directeur général du FMI, titre de façon éloquente : "The Invisible Man"...
Il n'a pourtant pas renoncé à sa vie libertine. Puisqu'il doit dissimuler ses plaisirs, c'est vers ce petit groupe de "copains" du nord de la France qu'il a trouvé la parade. Jamais les économistes du FMI ne pourront comprendre la raison de la présence de ces hommes d'affaires lillois et de ces femmes dont rien ne dit qu'elles peuvent, à l'occasion, se prostituer. Le décalage des mondes semble la meilleure des couvertures. DSK a aussi obtenu d'être débarrassé de son garde du corps dès sa journée terminée. Hors du Fonds, il est sans protection ni surveillance.
Anne Sinclair s'est d'abord félicitée, devant la presse, d'avoir enfin son mari pour elle, le soir. Le couple détaille ses week-ends passés à dévorer des séries américaines, parmi lesquelles la série culte "The West Wing" ("A la Maison Blanche"). Mais, à ses amies, l'ancienne star de TF1 confie fréquemment qu'elle s'ennuie dans ce Washington parfois si provincial. Souvent, lorsque son mari enchaîne les voyages et les réunions de crise, elle part passer quelques jours à Paris.
Le 15 décembre 2010, au retour d'un voyage officiel au Mexique et alors que le FMI est plongé dans la résolution de la crise grecque et l'attribution d'un prêt de 22,5 milliards d'euros à l'Irlande, Dominique Strauss-Kahn rejoint Fabrice Paszkowski et Jean-Christophe Lagarde. Ils sont accompagnés de David Roquet, patron d'une filiale du groupe de BTP Eiffage, du patron de la sécurité publique du Nord Jean-Claude Menault (le supérieur de Jean-Christophe Lagarde), de Jacques Mellick junior, fils de l'ancien ministre, et de deux jeunes femmes. Le 11 mai 2011, deux jours avant de partir pour le Sofitel de New York, il retrouve à nouveau ses amis du Nord à l'hôtel W.
"ON DÎNAIT À L'HÔTEL PUIS ON ALLAIT DANS MA CHAMBRE"
Jamais, lors de ces rencontres, le directeur général du FMI ne songe à se dissimuler. "Florence", qui tient à Lille un salon de massage offrant des prestations sexuelles tarifées, a décrit ainsi ces soirées aux policiers : "On dînait à l'hôtel puis on allait dans ma chambre, car j'invitais tout le monde dans ma chambre..." Le jour, DSK fait visiter le FMI au groupe. Et quand Jade, la prostituée des bars de "Dodo la Saumure", veut une photo à ses côtés, dans son bureau de directeur général, elle lui est accordée sans difficulté.
David Roquet rapportera plus tard aux juges que, lors du dernier voyage en mai, quelques jours avant le scandale du Sofitel, Jean-Christophe Lagarde s'inquiète pourtant. Lors de son précédent passage à Paris, le couple Strauss-Kahn a été photographié montant dans la Porsche de Ramzi Khiroun. Le commissaire de police recommande donc à DSK "d'éviter de regarder des filles dans la rue et d'avoir des comportements qui pourraient attirer les médias". Jamais, cependant, ils ne paraissent s'interroger sur le danger que peut courir le favori des sondages dans ces soirées au W.
Au sein du FMI, depuis des mois, des rumeurs courent. Des gardes du corps ont rapporté que, lors d'une tournée en Afrique, Dominique Strauss-Kahn a exigé de sortir seul le soir, dans des quartiers réputés dangereux. DSK s'est sans doute imaginé que la crise économique mondiale serait son meilleur bouclier. Qui prendrait le risque de déstabiliser un rouage aussi essentiel dans cette période ?
Il ne lui a pas échappé qu'il était arrivé, en 2007, dans une institution traumatisée. Son prédécesseur, l'Espagnol Rodrigo Rato, qui s'était séparé de son épouse durant son mandat à Washington, avait dû brusquement annoncer sa démission afin de poursuivre une liaison avec une jeune femme qui ne pouvait obtenir de visa. Presque au même moment, le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, avait été forcé de quitter son poste après avoir largement augmenté le salaire de sa maîtresse, employée de l'institution qu'il dirigeait. DSK a compris que ces grandes institutions feront tout pour s'épargner une crise interne supplémentaire. Jusqu'à l'affaire du Sofitel de New York, il gardera ainsi cette certitude que son secret est bien gardé.

Raphaëlle Bacqué
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/20/dsk-comment-le-patron-du-f…
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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 08:29 (2012)    Sujet du message: La défense de Nafissatou Diallo suit de près l'enquête lilloise Répondre en citant

La défense de Nafissatou Diallo suit de près l'enquête lilloise


| 20.02.12 | 11h18   •  Mis à jour le 20.02.12 | 19h36



Nafissatou Diallo a déposé plainte pour viol à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn le 8 août 2011 devant le tribunal du Bronx, aux Etats-Unis.AFP

Dans leur cabinet de la Ve Avenue, à New York, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor ne ratent pas un épisode de l'affaire du Carlton de Lille. La publication d'extraits de procès-verbauxdans la presse, une éventuelle mise en examen de Dominique Strauss-Kahn et ce qui émergera de son audition par les enquêteurs de la police judiciaire, puis par les magistrats lillois sont autant d'éléments susceptibles d'être exploités par les avocats new-yorkais de Nafissatou Diallo dans le cadre de la procédure civile engagée par la femme de chambre du Sofitel.
"Tout ce qui concerne le comportement de Dominique Strauss-Kahn dans d'autres affaires nous intéresse et sera utilisé, indique M. Wigdor. Ce qui ne veut pas dire que ces éléments, comme les autres témoignages que nous recueillons, nous sont indispensables: notre dossier est solide en lui-même et je suis confiant." William Taylor, l'avocat américain de DSK, rappelle de son côté que "le vide du dossier a conduit à l'abandon des poursuites au pénal" contre M.Strauss-Kahn, le 23août 2011. Il reste discret sur sa stratégie.

"ALLER JUSQU'AU BOUT"

La procédure civile engagée par la femme de chambre du Sofitel est toujours en cours. Le 8 août, Mme Diallo a déposé plainte pour viol à l'encontre de M.Strauss-Kahn devant le tribunal du Bronx. Le juge Douglas McKeon examine actuellement l'argument de l'immunité diplomatique brandi par les avocats de l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), le 26septembre. Il pourrait rendre une décision à la fin du mois de février.
Dans l'attente, la défense de Mme Diallo engrange les éléments extérieurs à charge: le harcèlement ou la violence sexuelle dont certaines femmes ont accusé DSK, de Piroska Nagy, cadre au FMI, à Tristane Banon, romancière, en passant par "Béa", compagne de "Dodo la Saumure". "Tristane Banon fournit un témoignage utile sur sa manière de procéder, explique M.Wigdor. Quant aux relations de M.Strauss-Kahn avec des prostituées, elles ne nous intéressent que dans la mesure où il aurait eu un rapport violent avec elles."

L'avocat français Thibault de Montbrial, mandaté par MM. Thompson et Wigdor, assure avoir recueilli les témoignages de "plusieurs femmes" et que "quelques-unes sont prêtes à témoigner publiquement et sous serment à New York". Ce sont "le plus souvent des femmes en demande d'un logement social, dans des emplois de service, socialement fragiles", note-t-il. En novembre, M. Wigdor a rencontré à Paris Me David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, laquelle a déclaré vouloir "aider" Nafissatou Diallo.
Sa décision de collaborer dans la procédure civile de New York "n'est pas encore prise", selon Me Koubbi, qui affirme: "Je suis sûr que Mlle Banon le souhaitera. Elle se voit accusée d'être prostituée ou manipulée dans un complot, comme elle-même l'a été." "Nous pensons que Mlle Banon témoignera", estime de son côté M.Wigdor.
L'avocat new-yorkais se dit décidé à "aller jusqu'au bout". "Dans 90% des procédures civiles, dit-il, les conflits se résolvent par des négociations avant le procès. Mais dans notre cabinet, nous allons au procès pour plus de 10% des affaires dont nous sommes saisis."
Marion Van Renterghem
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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 08:46 (2012)    Sujet du message: Les juges s'intéressent aux conditions de financement des "parties fines" Répondre en citant

Les juges s'intéressent aux conditions de financement des "parties fines"


| 20.02.12 | 11h12   •  Mis à jour le 20.02.12 | 23h05



L'enquête sur l'affaire de proxénétisme de Lille révèle les liens de deux hauts responsables policiers lillois avec le monde de la nuit et éclaire le déroulement de voyages de jeunes femmes à l'étranger en compagnie de DSK.AFP/PHILIPPE HUGUEN



Dominique Strauss-Kahn a-t-il participé à des rencontres avec des prostituées et savait-il qu'il s'agissait de professionnelles? Lors de leurs auditions, auxquelles Le Monde a eu accès, les protagonistes des soirées libertines ont souvent varié, plusieurs d'entre eux revenant sur les propos qu'ils avaient initialement tenus lors des premiers interrogatoires.
Ainsi, le 19 octobre 2011, Florence V., qui a rencontré M. Strauss-Kahn à dix reprises, affirmait: "Je n'ai jamais souhaité être rémunérée. Je participais simplement à des échanges libertins (…). C'est un mode de vie et un choix voulu." Même chose pour l'entrepreneur Fabrice Paszkowski, ami de DSK et organisateur de ces soirées: "Au départ, quand David [Roquet, patron d'une filiale d'Eiffage] a trouvé des filles pour moi, il n'était pas question de les rémunérer. C'est après que je l'ai appris." Tout juste consent-il à indiquer qu'il a pu les dédommager: "Des fois, je leur faisais un cadeau, des bijoux, des vêtements", au mieux "500 ou 800 euros", et "des fois rien".





Quant au commissaire Jean-Christophe Lagarde, ami de Florence V., il assure ne pas se souvenir que cette dernière lui a confié avoir entretenu des relations tarifées. Et pourtant. Après avoir farouchement nié, Florence V. admet finalement, le 20octobre, devant les enquêteurs, qu'elle était effectivement "à chaque fois" rémunérée. "Fabrice me donnait toujours de l'argent en liquide dans une enveloppe (…). Je touchais entre 500 et 1000 euros" pour les soirées à Paris, explique-t-elle.



"Pour le voyage à Washington", elle a partagé avec une autre amie libertine la somme remise "pour les trois jours, 2400 euros". "Pour le Murano, Lille et Bruxelles, on avait 1600 euros à chaque fois pour nous deux." Des "dédommagements" qui semblaient lui convenir: après s'être lancée dans d'autres activités professionnelles, comme le massage, Florence a "conservé les petites sauteries avec DSK qui sont des moments agréables qui payent bien".


Devant les juges, Fabrice Paszkowski a fini, lui aussi, par se souvenir. Lors des "parties" avec DSK et d'autres, il avoue, en parlant des jeunes femmes qui l'accompagnaient: "Souvent, je leur inventais un rôle, celui d'une secrétaire, car j'avais honte de devoir être avec quelqu'un que je rémunérais." Il affirme par ailleurs qu'il avait recours aux services de "Jade", une professionnelle, lors de l'un des voyages à Washington, et qu'il payait systématiquement environ 500 euros.
DES PARTICIPANTES "TRIÉES" SUR LE VOLET
DSK "savait-il" pour autant que les participantes à ces rencontres étaient préalablement "triées" sur le volet? Ces soirées étaient-elles organisées "à [s]a demande?", insistent les juges devant David Roquet. Patron d'une filiale d'Eiffage, ce dernier, qui partageait les frais de ces soirées avec son ami Fabrice Paszkowski, assure que "non".

Quand bien même DSK n'aurait-il pas su que ces jeunes femmes étaient rétribuées, savait-il au moins alors que ces soirées étaient financées en partie par une filiale du groupe de travaux publics? Les juges se posent la question, s'intéressant aux "conditions de financement des dépenses suscitées par les (…) parties fines". Leur coût "a été (…) au moins en partie (…) supporté par les deux sociétés que vous-même et David Roquet dirigez: Medicalis [une société de matériel médical], et MEN [Matériaux enrobés du Nord], exposent-ils à Fabrice Paszkowski. Il convient donc de savoir si ces dépenses ont été prises en charge par ces structures sociales à juste titre ou de façon abusive." S'il s'avère qu'il y a eu abus, et si DSK en avait connaissance, l'ancien patron du FMI pourrait alors être poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux.


"UNE RELATION QUI AURAIT PU ÊTRE UTILE AU GROUPE"


Avec insistance, David Roquet, le patron de la filiale de MEN, assure que ses supérieurs, qu'il attaque aux prud'hommes, connaissaient les déplacements organisés à Washington et Paris. "Chaque mois, je donnais mes reçus, mes fiches de restaurant à ma comptable, qui faisait la saisie dans un tableau. C'était ensuite envoyé au (…) responsable comptable régional. C'était validé par M. Vergin." En 2008, lorsque M. Paszkowski lui propose "d'avoir un lien direct" avec un futur présidentiable, il en parle à M. Vergin qui lui répond "que ce n'était pas idiot". "C'est une relation qui aurait pu être utile au groupe à terme, détaille-t-il. Dans les affaires, c'est bien d'être connu et pour un patron d'avoir accès à la présidence. Eiffage aurait pu proposer notamment des projets comme des partenariats public-privé." De ses démarches, il avait également tenu informés le DRH de l'entreprise, le responsable administratif et le comptable. S'il dit vrai, l'abus de biens sociaux tomberait alors en partie, car il ne resterait que les sommes versées par M.Paszkowski, lequel dit avoir payé les deux tiers de la facture de sa poche.


Il y a un dernier point sur lequel pourraient revenir les magistrats: "Un incident au cours de ces échanges sexuels avec l'une des filles." Les questions des juges en témoignent. "M. a décrit (…) la brutalité manifestée par DSK (…). Les filles qui étaient rémunérées (…) devaient-elles se plier à toutes les demandes du client ou des limites étaient-elles fixées?", s'interrogent-ils. "La limite était le respect de l'autre", répond M. Roquet, qui jure que les jeunes femmes "ne [lui] ont pas parlé de choses particulières".
Emeline Cazi et Ariane Chemin
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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 08:52 (2012)    Sujet du message: Dominique Strauss-Kahn va s'expliquer mardi dans l'affaire du Carlton Répondre en citant

Dominique Strauss-Kahn va s'expliquer mardi dans l'affaire du Carlton

| 20.02.12 | 11h04   •  Mis à jour le 20.02.12 | 11h18



DSK, le 13 novembre 2010, à Tokyo.REUTERS/ROB DAWSON

Depuis que son nom a été cité dans le dossier dit "du Carlton", en octobre 2011, Dominique Strauss-Kahn attendait sa convocation, demandant à être entendu à deux reprises. Traumatisé, selon certains de ses amis socialistes, par les interpellations, avant Noël, à leur domicile, de protagonistes de l'affaire Bettencourt, il redoutait qu'on vienne le cueillir "chez lui, toutes sirènes hurlantes", à l'heure du laitier. Et espérait être interrogé avant de se rendre à un nouveau colloque, le 27 mars, à Bruxelles cette fois, à l'invitation du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker – l'homme qui l'avait poussé à la tête du Fonds monétaire international (FMI).
Les juges lillois, qui ont mené les interrogatoires à leur rythme, ont convoqué l'ancien directeur général du FMI. Mardi matin 21 février, l'ex-favori des socialistes pour la présidentielle sera interrogé par les enquêteurs de la police lilloise chargés de l'affaire du Carlton, dans une caserne de gendarmerie tout juste rénovée, au centre de Lille.
http://www.mpublicite.fr/
Placé en garde à vue, son audition peut durer jusqu'à 96 heures, même s'il est peu probable qu'elle dépasse les 48 heures. L'ex-patron du FMI peut alors soit sortir libre – et ne plus être inquiété dans cette affaire (comme Jacques Mellick junior, le 30 janvier), ou bien être convoqué ultérieurement par les juges d'instruction, comme l'avait été Jean-Claude Menault, l'ex-patron de la PJ lilloise, qui n'a pas été mis en examen. Soit enfin, être déféré devant la justice à l'issue de sa garde à vue, comme témoin assisté ou comme mis en examen.

DES SOIRÉES LIBERTINES ORGANISÉES À PARIS, BRUXELLES OU WASHINGTON

Dans cette affaire lancée en février 2011 sur des faits de proxénétisme hôtelier pour des passes organisées à l'Hôtel Carlton de Lille, huit personnes, dont un avocat, Me Emmanuel Riglaire, et un commissaire de police, Jean-Christophe Lagarde, ont été mises en examen. La plupart le sont pour "proxénétisme aggravé" et "association de malfaiteurs". La justice soupçonne notamment René Kojfer, le chargé des relations avec la presse de l'hôtel, d'avoir présenté de jeunes prostituées à des amis notables.
C'est en enquêtant sur les "5 à 7" de l'établissement que les juges ont découvert l'existence de soirées libertines organisées à Paris, Bruxelles ou Washington, et dont DSK était le plus illustre participant. Leur dossier a alors pris une nouvelle tournure: il y avait les après-midi du Carlton, et l'enquête sur les soirées DSK. Les juges en ont dénombré une bonne dizaine: à l'Hôtel Murano et au sous-sol du restaurant-club L'Aventure, à Paris, dans des studios d'enregistrement à Bruxelles, ou à l'Hôtel W de Washington.
Contrairement à la législation belge ou américaine, le recours aux services d'une prostituée n'est pas interdit en France. Mais il pourrait être reproché à l'ancien patron du FMI une complicité de proxénétisme (s'il a contribué à la venue des jeunes femmes) et un éventuel recel d'abus de biens sociaux s'il s'avérait qu'il savait que ces soirées et voyages étaient financés par des sociétés, notamment la filiale d'un groupe de BTP, Eiffage. D'où l'intérêt de quelques personnages-clés de ce dossier, sur lesquels les juges vont interroger DSK. Tel Fabrice Paszkowski, cet entrepreneur socialiste du Pas-de-Calais, ami de l'ancien candidat aux primaires et connu d'autres strauss-kahniens.

"ILS N'ONT PAS LA MATIÈRE À ME METTRE EN EXAMEN"

"Je n'ai jamais rien fait d'illégal (…). La prostitution, le proxénétisme, je les ai en horreur. Ce n'est pas moi", s'indignait l'ex-patron du FMI, le 16 octobre, devant Michel Taubmann, auteur d'Affaires DSK, la contre-enquête (Ed. du Moment). "J'ai participé à des soirées libertines, c'est vrai. Mais d'habitude, les participantes à ces soirées ne sont pas des prostituées. (…) Quand quelqu'un vous présente sa copine, vous ne lui demandez pas si c'est une prostituée", ajoutait DSK.
"Il pouvait parfaitement ignorer qu'il s'agissait de professionnelles, assurait à son tour son avocat, Me Henri Leclerc, le 8 décembre, sur Europe1, parce que figurez-vous que dans ces soirées on n'est pas forcément habillé. Et je vous défie de distinguer une prostituée nue d'une femme du monde nue." "Ils n'ont pas la matière à me mettre en examen", répétait ce week-end M.Strauss-Kahn.
Concernant le recel d'abus de biens sociaux, il expliquait encore à M. Taubmann: "Quand on vous invite à une soirée, vous ne demandez pas à voir la facture, pour vérifier si c'est votre ami ou son entreprise qui paie." Me Leclerc est tout aussi sûr de lui: "Où est-ce que vous avez la moindre esquisse de commencement de preuve concernant [l'abus de biens sociaux]?"
Sauf que toutes les auditions –notamment des "filles" – n'ont pas été versées au dossier. MeHubert Delarue, avocat de René Kojfer, Me Franck Berton, conseil du patron du Carlton, ou encore Me Eric Dupont-Moretti, avocat de David Roquet, le patron de la filiale d'Eiffage, s'en sont offusqués. Ce dernier se désole au passage de la "clintonisation" d'un pays où "un gros consommateur de femmes devient un sex-addict qui doit se faire soigner et faire repentance…"Emeline Cazi et Ariane Chemin

Lire la suite sur lemonde.fr


>>> Lire aussi nos articles : "Les juges s'intéressent aux conditions de financement des "parties fines"" et "La défense de Nafissatou Diallo suit de près l'enquête lilloise"

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