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La France doit-elle reconnaître les moments sombres de son histoire ?

 
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MessagePosté le: Lun 31 Oct - 07:48 (2011)    Sujet du message: La France doit-elle reconnaître les moments sombres de son histoire ? Répondre en citant

La France doit-elle reconnaître les moments sombres de son histoire ?


Le Point.fr - Publié le 23/10/2011 à 21:05 - Modifié le 23/10/2011 à 22:23
La pétition en faveur d'une "reconnaissance officielle" de la répression sanglante de la manifestation d'Algériens du 17 octobre 1961 a inspiré un vif débat : quel peut être le pouvoir des mots, cinquante ans après les faits ? Peuvent-ils apaiser ? Et que dit-on quand on parle d'événements si loin de leur contexte ?







"Crever l'abcès !" (Auguste)
Une des positions prises par les internautes est de demander une reconnaissance officielle des évènements du 17 octobre 1961. Il faut "assumer toutes les pages d'histoire, même les plus noires, et des zones d'ombre entourent encore cet épisode. Le massacre, longtemps occulté, de manifestants algériens pro-FLN est une réalité. Un pays ne peut vivre éternellement dans le déni" (Habermas).
Que l'État français parle des faits serait ainsi un moyen d'engager une thérapie collective, fondée sur une clarification historique, perçue comme une voie de sortie d'un "passé douloureux". A contrario, et c'est un argument souvent avancé, se taire est pathogène : "Les Algériens n'oublieront jamais ces actes barbares, ainsi que les Français épris de justice et de liberté" (Simsim), ce que Nicole confirme : "Je ne connais personne, adulte à l'époque, qui peut ou qui veut m'en parler. Je comprends que l'on ne peut pas toujours vivre dans le passé, mais, tant qu'on n'aura pas définitivement nettoyé dans nos placards, il ne faudra pas se plaindre que les descendants de ces pauvres gens n'oublient pas. Rien ne s'efface, tout réapparaît encore plus violemment" (Nicole).
Il faut donc faire justice à cette souffrance partagée par les consciences de tout bord en admettant que "les valeurs de dignité et de respect des droits de l'homme, remis à l'honneur par le Conseil de la Résistance, ont été foulées" (Pixunos).
"L'histoire a besoin de vérité" (Dr F. Hamza)
Parler aujourd'hui est d'autant plus nécessaire que, longtemps, cela n'a pas été possible. La presse était au moment des faits censurée : "Le 17 octobre 1961, j'avais 20 ans, écrit VieuxGibu. Je me souviens. Dès le lendemain, par le bouche à oreille, les noyades dans la Seine étaient connues. Officiellement, on parlait d'un mort aux Champs-Élysées. Des articles entiers, dans Le Monde ou dans L'Humanité, étaient remplacés par des placards noirs."
Parler, oui, mais les internautes exigent alors une "vérité historique". "L'histoire de France ne doit pas être réécrite de façon positive, car comment peut-on avancer de façon sereine dans l'avenir si nous n'arrivons pas à regarder notre passé en face ?" (Anne) "On ne peut rapporter le drame d'octobre 1961 sans rapporter l'ensemble du drame algérien : on fait deux colonnes, puis on inscrit les exactions françaises et celles du FLN. On doit mentionner le génocide des harkis, on doit mentionner les agissements d'une partie de l'armée et de la police française" (Le prince). On doit rappeler aussi "les nombreux cadavres d'Algériens trouvés tous les matins, tués par le FLN pour avoir refusé de payer l'impôt", ainsi que ceux de policiers (Terbu). Et encore la responsabilité du préfet de police de l'époque Maurice Papon, présenté souvent comme l"instigateur de l'opération" (Down tower). Que la manifestation était interdite, et que le FLN "savait parfaitement que cette provocation se terminerait très mal (Erwitt Georges). Que, parmi "les policiers et autres nervis ou sicaires qui ont accompli cette basse besogne, nombre d'entre eux étaient connotés OAS, laquelle avait bien infiltré les forces de l'ordre" (enak).
Alors, de ce point de vue, "donner à la France la position de bourreau cinquante ans après, ne voir ces événements qu'à travers le prisme du sentiment de culpabilité qui n'est pas de mise, compte tenu des circonstances de l'époque" (citoyen67) apparaît hautement contestable. Non, dit-on, à "une pétition à sens unique" (Georges), car "chaque partie a quelque chose à se reprocher" (Guyle). "Pourquoi ressortir un sujet brûlant" (K2RV), "pourquoi ne pas jeter sur ces affaires le voile pudique du mot guerre ?" (fulvio13), "ces reconnaissances ne font qu'attiser la haine" (Fremcyle). "Ça ne peut que faire exploser la haine qui est sous-jacente du côté immigrés", précise pescaillou. "Cette reconnaissance arrive dans un climat où tout ce qui est français est mauvais, et je concède que cette action n'est pas glorieuse, mais il serait plus sage de calmer les esprits" (galapiat). "L'humanité est pleine d'histoire d'horreurs de guerre... Oui, la police française a fait des cochonneries. Le FLN contre le MNA et l'ALN aussi. Alors, je suggère qu'on laisse ça de côté, car ça ne rapporte rien de mutuellement profitable" (Dr. Cherif Ghalizani).
"Les plaies sont toujours ouvertes" (Axel x)
Et ces plaies brûlantes sont celles de la guerre d'Algérie dans son ensemble.
Les témoignages se croisent dans les commentaires. Les souvenirs. "Mon cher Guy, je vis en Algérie. Ce pays qui a supporté beaucoup de malheurs depuis 1830 jusqu'en 1962. Je n'oublie pas, sans aucune rancune, que des malheurs ont frappé beaucoup de familles algériennes, y compris la mienne, qui compte plus d'une douzaine de tués et de femmes violées. Je n'oublie pas non plus les actes de barbarie commis par des Français et par l'OAS, sur les "indigènes" (femmes, hommes, enfants), comme vous les appeliez" (Aziz).
Souvenirs plus ciblés, souvent : "Comme si rien ne s'était passé à Oran le 5 juillet 1962 !" (guyle), "ce drame du 5 juillet 1962 : plusieurs centaines de Français et de harkis d'Algérie furent enlevés et assassinés par le FLN" (Bernard95). "À quand une journée commémorant les massacres de pieds-noirs dont les cadavres furent jetés dans la Mecta d'Oran ?" (Voltaire).
"L'histoire s'écrit dans la sérénité, pas dans le ressentiment" (Révoltez-vous)
Est-ce aujourd'hui le bon moment d'écrire cette histoire non seulement dans les livres, mais aussi dans la parole publique ? Ou faut-il "laisser au temps le soin de soigner les blessures" (Guyle)?
La préférence semble aller, dans l'ensemble des commentaires, à la parole, à l'évocation collective de cette période des relations entre la France et l'Algérie, mais à condition que la reconstitution des faits par les mémoires soit sincère et partagée. Jusqu'à présent, "les oublis à répétition ne font que raviver des douleurs - des deux côtés d'ailleurs -, braquer les opinions et finalement être contre-productifs" (jef29). "Rien de plus normal que de regarder en face notre histoire. Mais il serait aussi normal que de l'autre côté de la Méditerranée une réciprocité soit établie pour ce qui est des divers massacres du FLN dans le même temps", écrit Michka qui ajoute : "Je crois qu'il s'agit d'un doux rêve."
Pourtant, on veut croire en l'apaisement des relations entre les deux peuples : "Pour donner un sens à cette pétition, l'histoire doit savoir prendre de la hauteur, les faits ne sont pas totalement éclaircis. Que des crimes aient été commis de part et d'autre est, hélas, possible. Notre chance, et beaucoup d'amis algériens ont maintenant ce recul, est que cinquante ans se sont écoulés. Il faut que la mémoire s'étende confraternellement à toutes les victimes de l'ensemble de cette période" (Michandre).
"C'est ça, l'histoire : mettre tout à plat et réfléchir. Chacun se fait son opinion, quelle qu'elle soit - mais il faut avoir toutes les données", conclut Pixunos.
http://www.lepoint.fr/debats/la-france-doit-elle-reconnaitre-les-moments-so…
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MessagePosté le: Lun 31 Oct - 07:48 (2011)    Sujet du message: Publicité

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